Les Grands Jardins Urbains - esquisses de l'édition 2026

Jardins d'entreprise ou jardins de paysagistes, découvrez les jardins éphémères. Ils mettent en scène le savoir-faire des professionnels et expriment l'image d'une entreprise, d'une maison, ou d'une marque.

Hortus Maximus Les Jardins de Gally

Entrons dans Hortus Maximus et laissons le végétal repousser les limites de ce que nous connaissons ! 

Aujourd’hui, les limites atteintes par nos activités économiques, urbaines et industrielles, les limites planétaires, les limites des ressources disponibles (eau, sol, surfaces...) créent un climat anxiogène et dépressif. 
Prenons le contre-pied et insufflons un vent d’optimisme et de renouveau, un vent de révolution verte misant sur le végétal et ses bénéfices comme les solutions d’une subsistance du vivant, de son maintien dans des conditions de vie profitables à tous ! 
Laissons-nous aller à perdre nos repères ! Végétalisons à outrance (verticalement, horizontalement, reboisement...) pour que le bien-être, le vivre ensemble, la maîtrise des ressources, la conquête du végétal sur le bâti et l’expansion de la biodiversité soient au cœur de nos villes et de nos vies !
Du sous-sol à la canopée, le végétal repousse les frontières du commun. Inversons les échelles de perception, encourageons le végétal à investir le moindre interstice, jouons des perspectives et des vues pour régénérer la ville, réinventons le conventionnel et proposons des espaces luxuriants et ressourçants, créateurs de lien, de bien-être et de vie.

Si nous souhaitons changer la ville, rêvons-la !

Bienvenue en Provence !Sylvère Fournier

Sentez-vous les doux parfums de lavande et de romarin ? 
Entendez-vous le chant des cigales ? 
Oui nous sommes bien en Provence, avec ses prestigieux oliviers et ses cyprès élancés. 
Mais une Provence réinventée, aux lignes contemporaines, déstructurées, mélant tradition et modernité. 
Dans ce paysage sec la pierre, l'eau et le métal sont omniprésents. La pierre, symbole de la garrigue, est présente sous forme brute et façonnée. 
Le métal, lui, sous forme de mur, sépare, architecture le jardin. 
L'eau, rare et sacrée sera acheminée dans un bassin aux formes contemporaines par un canal aérien rappelant ceux de Provence. 
Au centre du jardin une placette, véritable lieu de vie à la provençale où il fera bon de déguster une célèbre boisson anisée… 
Enfin, des jeux de miroirs créeront des effets de profondeur et d’infini, pour un jardin sans limite…

Avec Serres Lams et TMC Innovation

SYMBIOSEFédération Biogée - Horticulture et Jardins

Ici, rien n’est laissé au hasard, et pourtant tout semble sauvage. Ce jardin éphémère raconte une alliance invisible, ancienne comme le monde : celle des arbres et des microbes, artisans silencieux de la terre fertile. Sous nos pas, le sol n’est pas une matière inerte. Il est vivant. Il respire. Il travaille. Des milliards de bactéries, de champignons, de micro-organismes œuvrent dans l’ombre. Ils décomposent les feuilles tombées, transforment le bois, libèrent les minéraux. Ils façonnent l’humus, cette peau sombre et souple qui nourrit la vie. Au cœur de cette symbiose, les racines des arbres tissent des liens intimes avec les champignons mycorhiziens. Ces partenaires invisibles prolongent les racines, explorent le sol, captent l’eau et les nutriments. En échange, l’arbre leur offre les sucres issus de la lumière. Un échange. Un pacte. Une coopération. Sans microbes, pas d’humus. Sans humus, pas de fertilité. Sans fertilité, pas de forêt. Ce jardin éphémère met en scène cette conversation permanente entre le visible et l’invisible. Les troncs s’élèvent vers le ciel, mais leur véritable puissance s’ancre dans le sol vivant. Chaque feuille tombée devient promesse. Chaque racine est un pont. Chaque microbe, un bâtisseur. “Symbiose” célèbre cette intelligence collective où nul ne domine et où chacun contribue. Les arbres ne poussent pas seuls : ils prospèrent grâce à un monde microscopique foisonnant, patient et généreux. En révélant ce réseau caché, le jardin invite à changer de regard. La fertilité n’est pas un apport extérieur. Elle est le fruit d’une relation. Un équilibre fragile, précieux, à cultiver. Car au fond, la terre fertile est une histoire d’alliance. Une histoire de confiance. Une histoire de symbiose

Au-delà du regardUnep - Les Entreprises du Paysage - Éloïse LORGE, Lorge paysage

Ici, le jardin ne s’arrête jamais. Il joue avec les perspectives, les illusions et la lumière pour repousser les limites du réel. 
Les miroirs, intégrés comme des éléments de composition à part entière, multiplient les volumes, prolongent les lignes et brouillent les repères. 
Au centre, une cabane transparente observe sans imposer. 
Depuis l’extérieur, elle disparaît. 
Depuis l’intérieur, elle révèle. 
La moitié du jardin est une tableau, une scène, l'Homme n'y pénètre pas, il devient un spectateur. Les reflets se répondent, créant un paysage démultiplié, où dedans et dehors ne font plus qu’un. Mais au-delà de sa dimension esthétique, il devient aussi un refuge : un espace où la biodiversité est préservée et encouragée. 
L’intégration de plantes bienfaitrices y est pensée avec soin, afin de recréer un équilibre naturel et durable. Un écosystème à part entière, discret mais essentiel, où l’on redonne toute sa place au vivant. Un jardin de pluie traverse l’ensemble, rappelant que les cycles naturels ignorent les frontières humaines. L’eau circule librement, comme la lumière, comme le regard. 
« Au-delà du regard » est une invitation à dépasser les contours visibles, à questionner nos perceptions, ainsi que l'équilibre et à imaginer un paysage où l’espace ne s’arrête jamais. Car les limites n’existent que si l’on cesse d’avancer.

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